Quelques pas sur mon chemin, avec vous...

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dimanche 25 mars 2007

Gengis Khan et son faucon.



(Merci Maman, pour ce très beau conte...)

Un matin, le guerrier mongol Gengis Khan et sa cour partirent à la chasse. Tandis que ses compagnons emportaient arcs et flèches , Gengis Khan portait sur le bras son faucon favori_ qui était meilleur et plus précis que n’importe quelle flèche, parce qu’il pouvait s’élever dans les cieux et voir tout ce que l’être humain ne voit pas.

Cependant, malgré tout leur enthousiasme, ils ne trouvèrent rien. Déçu, Gengis Khan regagna son campement, mais pour ne pas se décharger de sa frustration sur ses compagnons, il se sépara du cortège et décida de cheminer seul.

Ils étaient restés dans la forêt plus longtemps que prévu, et Khan mourait de fatigue et de soif. A cause de la chaleur de l’été les ruisseaux étaient à sec, il ne trouvait rien à boire, et puis – miracle ! – il vit devant lui un filet d’eau qui descendait d’un rocher.

Immédiatement il détacha le faucon de son bras, pris la petite coupe en argent qu’il portait toujours avec lui, mit un long moment à la remplir, et, alors qu’il était sur le point de la porter à ses lèvres, le faucon prit son vol et lui arracha la coupe des mains, la jetant au loin.

Gengis Khan était furieux, mais c’était son animal favori, peut-être avait-il soif lui aussi. Il saisi la coupe, nettoya la poussière et la rempli de nouveau. Le verre à demi plein, le faucon l’attaqua de nouveau, renversant le liquide.

Gengis Khan adorait son animal, mais il savait qu’il ne pouvait tolérer en aucune circonstance qu’on lui manquât de respect ; quelqu’un pouvait assister de loin à la scène, et plus tard raconter à ses guerriers que le grand conquérant était incapable de dompter ne serait-ce qu’un oiseau.

Cette fois il tira son épée de sa ceinture, s’empara de la coupe recommença à la remplir- gardant un œil sur la source et l’autre sur le faucon. Dès qu’il vit qu’il y avait assez d’eau, il se prépara à boire, alors le faucon prit de nouveau son vol et se dirigea vers lui. Khan d’un coup précis , lui transperça le cœur.

Mais le filet d’eau avait sèché. Décidé à boire d’une manière ou d’une autre, il grimpa sur le rocher pour trouver la source. A sa surprise il y avait vraiment une nappe d’eau et, au milieu , l’un des serpents les plus venimeux de la région. S’il avait bu l’eau il aurait quitté le monde des vivants.

Khan revint au campement avec le faucon mort dans ses bras.

Il fit fabriquer une reproduction en or de l’oiseau, et il grava sur une aile :
« Même quand un ami fait quelque chose qui ne te plaît pas, il reste ton ami.
»
Sur l’autre aile il fit écrire :
« Toute action motivée par la fureur est une action vouée à l’échec.
»

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